TAMA Library par Ito Toyo

28 mars 2010 1 commentaire

Comme je suis une étudiante en architecture et que en plus j’ai l’occasion de vivre à Tokyo, je me dois d’aller à la rencontre de bâtiments qui font l’honneur des grands architectes japonais. C’est pourquoi nous sommes partis voir la TAMA Library de Ito Toyo.

Cette bibliothèque se trouve sur le campus de l’école d’art TAMA, qui se situe à Hachioji. Entre le train rapide et le bus il faut compter une bonne heure et demi de transport depuis Shinjuku Station.

Vu de l’extérieur, les anxieux des formes rondes partent encore plus sceptiques mais l’intérieur leur feront changer certainement d’avis. En effet, de nombreuses théories architecturales partent du principe que le rond rappelle la mère, le cocon et donc la protection. Le père, strict et rigide, est matérialisé par l’oblique. De ce fait, avoir un savant mélange entre le rond et l’oblique donne un bâtiment où il est agréable de sejourner. Au premier étage du bâtiment, l’endroit est apaisant et l’on sent que l’on peux rester de nombreuses heures ici plonger dans les livres.

Le bâtiment s’organise en trois espaces distinct. Au rez-de-chaussée, on trouve d’un côté l’entrée à la bibliothèque et de l’autre côté un espace de rencontres avec tables et poufs. Au premier étage, une très grandes collection d’art, d’architecture, de littérature et de cinéma.

Mais l’accès à la bibliothèque est très contrôlée. Pour pouvoir rentrer sans rendez-vous, il vous faudra être au maximum trois personnes et remplir une feuille avec noms et adresse qui vous donnera un pass pour une journée. Après ces quelques formalités, nous avons pu profiter au rez-de-chaussée des revus d’art venues du monde entier. Le pass 1 day ne nous a pas donné la possibilité de visionner la très fournie vidéothèque.

Après être restés plusieurs heures à feuilleter des livres et des magasines et à essayer les divers fauteuils, nous en avons profité pour visiter le reste du campus.

Catégories :architecture et paysage

Kasai Rinkai Suizokuen et son rest house

23 mars 2010 5 commentaires

Dimanche dernier, le temps était superbe : ciel bleu, soleil resplendissant et une température avoisinant les 20 degrés. Couple avec mon envie de voir la mer, nous voilà partie pour le Kasai Rinkai Suizokuen.

A seulement quelques dizaines de minutes du centre de Tokyo se cache un bras de mer avec pour seul horizon une grande étendue d’eau salée. Certes peu connu des touristes, cet endroit peuplé de tokyoïtes du dimanche reste un endroit agréable où finir le weekend. On y vient en famille, entre amis et même en couple.

les thons si convoités

Nous nous sommes donc rendues au Kasai Rinkai Suizokuen, ou plus communément appelé le Tokyo Sea Life Park, dessiné par Yohsio Taniguchi, architecte japonais qui a aussi conçu, entre autre, le MoMa de New-York.

la partie cachée du bâtiment

Dans ses premières années, l’aquarium était connu pour son bassin de plus de 2 tonnes 2 qui accueillait un grand nombre d’espèces de thon. Tous, du plus petit au plus grand, viennent encore admirer ses voyageurs de la mer nagés à toute allure.

Chaque fenêtre d’observation est digne du parcours du combattant. Mais les quelques minutes d’attentes valent le détour et c’est un ravissement de formes et de couleurs qui s’offrent à nous.

étoile de mer, appelée Ophioderma Squamosissimus

une danse entre des algues rouges et jaunes

Il n’est pas rare de trouver des enfants collés aux vitres, pour observer de plus près la vie aquatique. Le plus surprenant est de pouvoir voir des enfants munis d’appareil photos, (ou de téléphones portables) près à tout instant à appuyer sur le déclencheur.

De nombreuses activités sont proposées. En effet, le visiteur est invite à toucher quelques créatures marines et les plus petits peuvent se faire aider par le personnel.

Après la visite de l’aquarium, nous nous sommes baladées dans le parc et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant ce petit bâtiment, vu et revu dans les livres et les magazines.

le rest house ou l’observatoire de Yoshio Taniguchi

Cet observatoire est de toute beauté : des lignes gracieuses et épuré, un espace sans poteaux qui offre une vue imprenable sur la mer, une rampe fine qui donne l’impression de léviter …

petite pause avant la mer

un jeu de vues, entre la mer et le parc

la rampe en fin de journée

Nous avons continué la promenade pour nous rapprocher de la mer.  Profitant du vent marin, nous nous sommes assises sur les galets pour un moment de paix en regardant au loin la mer.

Catégories :architecture et paysage

Mon retour

17 mars 2010 Laisser un commentaire

Me voilà en vacances depuis plus de un mois et il me faut vous raconter un peu mes aventures. Alors ne perdez pas patience vous pourrez bientôt découvrir mon voyage dans le nord du Honshu, mon voyage en Corée et mes escapades dans un Tokyo moins connu.

Catégories :la vie quotidienne

un weekend entre 京都 et 大阪!

18 décembre 2009 7 commentaires

Ce qui est bien quand on part un an à l’étranger, dans un pays que l’on ne connait pas ce sont les voyages qui s’offrent à nous. Un nouvel ami vous envoie un message pour vous demander si vous seriez libre pour partir un weekend à tel ou tel endroit et sans vous poser trop de questions vous décidez d’y aller. Voilà comme je suis partie à Kyoto et Osaka le weekend dernier.

Bon nombre de japonais savent préparer ce genre de voyage. Tout est planifié ou presque, sans vraiment de surprises. Le planning est fourni à chaque participant quelques jours avant le départ et le jour même on se retrouve à la bonne station de métro pour prendre le Shinkansen (le TGV japonais, mais ça c’est que pour les riches ou les touristes) ou le bus (comme la plupart des étudiants fauchés).

Je pense que vous avez devinez lequel des deux nous avons pris …. et oui le bus. C’est vraiment le moyen le plus économique. Déjà il est deux fois moins cher que le Shinkansen et en plus ça fait économiser deux nuits dans une auberge de jeunesse (et oui il ne faut pas oublier que l’on fait parti des étudiants fauchés). Donc nous voici, un petit groupe de quatre personnes : un japonais, Jumpei, une espagnole, Isazkun et deux françaises, Armelle et moi, à la station de bus de Shinjuku, près à passer 7h dans un bus plus ou moins confortable.

L’arrivée à Osaka s’est faite pluvieuse et matinale mais nous n’avons pas perdu de temps et nous nous sommes directement rendus à Kyoto pour prendre possession de notre chambre. La question se pose : pourquoi se rendre directement à Osaka si on dort à Kyoto. Tout simplement parce que l’on devait dormir chez un ami japonais qui a contracté la grippe A … On a donc tout simplement trouver une solution de repli.

La première visite du planning est celle du Gosho, c’est-à-dire le Palais Impérial de Kyoto. La visite se fait uniquement sur réservation. Le Palais se passe de longs commentaires : il est grand et spectaculaire, il regorge de détails uniques qui permettent de comprendre un peu mieux la culture japonaise.

gosho visité pour la deuxième fois

Le midi nous avons rejoint des amis à Jumpei pour manger dans un restaurant au charme français puis après une toute petite balade dans les rue de Kyoto, nous avons été conduit à Katsura, la villa impériale, elle aussi visitable que sur réservation. Le charme de cette villa réside dans la complexité des chemins qui s’offrent au pratiquant. Selon son statut social, un chemin est employé plutôt qu’un autre, ainsi l’Empereur, Le Corbusier, Taut ou autres personnalités importantes ont tous pris des parcours différents. Mais peut importe le chemin emprunté on se retrouve charmé par le lieu.

l’eau est fédératrice de nombreuses espaces

le jardin comptent plus de 10 000 pierres plates grâce auxquelles on peut se déplacer, d’un bout à l’autre de la villa, sans toucher une seule fois le sol

la maison principale entourée d’un parterre de mousse claire

Pour profiter de la fin d’après-midi, nous avons assisté aux illuminations de Hanatouro qui a débuté par la mise en lumière du pont principal. Tout un parcours a été organisé pour profiter de chaque espace de cette partie éloignée de Kyoto : les bords de la rivière, la montagne, les routes qui nous amènent plus dans la montagne, les temples, le début de la forêt de bambou … Encore une fois on se laisse transporter par les différentes ambiances créées grâce aux lumières de papier.

les illuminations se prolongent jsuque dans les temples des environs

chaque temple et chaque jardin ont leur propre atmosphère

la forêt de bambou éclairée en jaune, vert et bleu, est inquiétante par l’obscurité totale qui se trouve derrière

La matinée du deuxième jour, nous nous sommes séparés pour mieux nous retrouver dans une petite ville entre Osaka et Kyoto. Mais avant Armelle et moi avons grimpé jusqu’à Kyumizu Dera. Ce temple est le lieu de rencontre de tous les étudiants en uniforme. Et c’est au milieu de ces collégiens/lycéens que nous avons pu profiter d’un des temple les plus connus de Kyoto. Situé entre des montagnes, il offre grâce à son énorme terrasse une vue incroyable sur les arbres teintés des couleurs de l’automne et sur un bout de la ville.

les premiers abord ne payent parfois pas mines mais ce qu’ils s’en dégagent par la suite peu être stupifiant

la fameuse terrasse qui s’avance dans la montagne parmis les arbres d’automne

La reconstitution du groupe s’est faite à Yamazaki pour visiter une maison ancienne dont la pièce réservée à la cérémonie du thé est parmi une des plus anciennes et des plus petites du Japon. Nous avons pu rester deux heures dans cette maison traditionnelle, emprunt de souvenirs. Notre guide nous a expliqué qu’il était bon pour comprendre le lieu de s’asseoir sur le deck en bois (l’espace intermédiaire entre l’intérieur de la maison et le l’extérieur) et d’imaginer ce qui a pu se passer en ces lieux.

l’ancienne entrée des invités

le repos du guerrier

d’ici on peut voir le si célèbre pavillon de thé (le bâtiment avec une fenêtre)

Nous avons ensuite assisté à une cérémonie du thé moderne au musée d’Oyamazaki Villa. La cérémonie du thé est à la base une réunion de plus de 3 heures où l’on parle de sujets choisis par le maître de cérémonie et où l’on boit du thé amer accompagné d’une sucrerie. Dans la version moderne nous avons pu entendre la vie d’un jeune couple de potier musicien, en écoutant leur musique et en buvant du café. Nous en avons aussi profité pour visiter le musée dont l’extension a été conçu par Tadao Ando.

notre musicien potier jouant de l’orge sur son très ancien synthétiseur

la poterie réalisée par ses soins

La matinée du dernier jour, nous nous sommes rendus à un dernier temple kyotoïte, le Nishi Honganji, classé par l’Unesco. Nous avons eu encore une fois plus d’explications sur le fonctionnement de la salle de cérémonie de thé, à savoir comment sur ce site elle occupe un espace restreint mais qui est le lieu où converge tous les chemins.

voici l’une des fameuse entrée pour accéder au pavillon de thé

De retour à Yamazaki, nous sommes allés voir une maison dessinée par Fuji Koji qui a réussi à mélanger tous les éléments traditionnels japonais à la modernité de son temps. Le calme et la sérénité est à travers toute la maison et on a qu’une seule envie, c’est de s’asseoir sur un fauteuil moelleux avec un bon livre et une bonne tasse de thé. C’est l’art d’être bien chez soi : un savant mélange entre la nature et l’homme.

les couleurs de l’automne se mèlent parfaitement aux couleurs de la maison

les premiers rayons de soleil depuis deux jours … il fallait forcer immortaliser cet instant

Après cette visite privée, nous sommes allés à la distillerie Santory. Cette dernière réservation a été en fait tout le but de ce weekend, boire du whisky à volonté … Donc après une heure de visite OBLIGATOIRE, nous avons tous (oui oui même moi … j’avais quelques microbes à tuer) bu du whisky. La manière habituelle de le boire au Japon est un tiers de whisky pour deux tiers d’eau avec beaucoup beaucoup de glaçons. Je crois que ça se passe de commentaire.

dans cette pièce, l’odeur de fermentation est très forte et un peu étourdissante mais les couleurs cuivrées mélangées aux formes bucoliques sont encore plus vertigieneuses

des bouteilles de whisky à travers le temps qui n’en finissent pas

Avant de repartir sur Osaka, nous en avons profiter pour voir d’autres temples. Nous avons aussi bu une des meilleures eau du Japon (parfait pour boire avec le whisky acheté quelques heures avant) et nous nous sommes promenés dans une petite ville dont le nom m’échappe pour enfin nous séparer et attendre notre bus dans la ville un peu futuriste d’Osaka.

juste en regardant cette photo, on comprend tout de suite que ce n’est pas Kyoto.

Catégories :architecture et paysage

le nouvel habitant de ma chambre

15 décembre 2009 7 commentaires

Juste un message rapide pour vous informer de l’arrivée d’un nouvel habitant dans ma chambre.

Petites explications…

Le cours du mercredi après-midi, le Sekkei Enshu propose de concevoir des projets en deux semaines : une première semaine où l’on fait une ébauche, une idée (ça peut être juste un dessin, une photo, bref pas besoin de faire compliqué), et la deuxième semaine on rend une maquette de cette idée, poussée un peu plus loin, avec une petite planche de 27cm x 27cm.

Les deux dernières semaines j’ai travaillé sur la ごみ箱 (à prononcer : gomibako) et qui est en fait une poubelle. Pourquoi ce sujet? parce qu’une entreprise a voulu avoir de nouvelles idées et a donc fait appelle à son vieil ami architecte, Furuya Sensei, pour utiliser ces étudiants. La poubelle ne devait pas être une simple poubelle mais une poubelle marrante. Ce concept « marrant » a été en réalité une mauvaise traduction du japonais à l’anglais à moins que l’humour japonais soit très limité puisqu’il consiste à un changement de couleur ou même une forme un peu plus travaillé…

Alors nous, étudiants étrangers, nous somme arrivés avec une poubelle maki, une poubelle fantôme et pour moi une poubelle animal de compagnie. Bizarrement ma poubelle a été très bien accueillie la première semaine. Un conseil a été prodigué : en papier, c’est plus facile. Je sais ce n’est pas un super commentaire mais on fait comme on peu.

Donc me voilà à commencer à réaliser des animaux en origami. Après beaucoup d’heures à m’énerver parce que je n’y arrivais pas et aussi parce que je n’ai aucune patience(ou presque)mais amies française sont arrivées, toutes fraiches et m’ont fait l’exemple de poubelles faciles à réaliser.

Voici maintenant les détails de ma poubelle : c’est une poubelle que l’on achète avec une forme pré-découpée dans du carton craft et que l’on monte donc chez soi. La forme change en fonction de l’animal que vous voulez. Voilà, rien de très compliqué mais apparemment ça a plu, vu que j’ai présenté mon projet au deuxième tour. Ah oui je ne vous ai pas trop expliqué ce détail, mais à chaque cours on a entre deux et trois tours où les prof sélectionnent les projets qu’ils trouvent les plus intéressants. Chaque étudiant sélectionné passe et présente au micro le projet, ensuite si il reste encore du temps il y a un autre tour de volontaires. A la fin , les prof choisissent leur préféré et augmente ainsi la note de un ou deux maru (la note moyenne est deux OO, appelé maru maru).

Pour ce projet de poubelle, j’ai été sélectionné parmi les préférés. Et pour remercier les 10 meilleures concepteurs de poubelles « marrantes », l’entreprise leur a offert un poubelle.

Vous pouvez vous demandez l’intérêt d’une si grande poubelle dans une si petite chambre, et bien c’est simple : on peut s’asseoir dessus et on peut ranger plein de choses dedans!!!

Donc me voici avec une nouvelle poubelle chez moi …

Catégories :projet d'archi

Les couleurs de l’automne à Karuizawa

22 novembre 2009 10 commentaires

A mon retour d’Osaka, un ami m’a averti qu’il m’avait « inscrit » d’office dans une petite excursion en dehors de Tokyo pour admirer les couleurs de l’automne, parce qu’ici, au Japon, on a même un verbe pour dire ça : » momijikari ». Le programme est simple : partir tôt le matin, prendre le shinkansen (le TGV japonais) et voir le plus de chose possible et repartir le soir en bus sur Tokyo.

Donc nous voilà samedi matin, à 5h30 dans le hall de notre bâtiment, près à partir pour admirer les feuilles rouges et ors. Après une heure dans un vieux shinkansen, nous arrivons à Karuizawa sous une brume épaisse qui deviendra au fil de la matinée une pluie battante.

Chacun armé de nos parapluies et de nos appareils photos, nous sommes allés voir une des grandes attractions de la ville, le superbe lac bordé de centaines d’arbres.

Une petite herue nous a suffit pour avoir les pieds mouillés et avoir froid. Heureusement, nos avons trouvé un abri dans le musée Peynet qui fait parti du prix payé pour pouvoir rentrer voir le lac… Vous connaissez peut-être les amoureux de Peynet! Et bien nous somme allés voir les illustrations de ce dessinateurs, avec sur le papier plein d’inscriptions en français. Même quand on est loin de la grande ville japonaise, on arrive à trouver l’influence française. Il faut l’avouer c’est quand même sympathique et ça évite d’oublier son français.

les amoureux de Peynet

En ressortant du musée, la pluie s’est arrêtée et ce jusqu’au lendemain donc nous avons pu continuer malgrè nos chaussures glacées et trempées(ba oui, il a fallu enlever ses chaussures pour pouvoir rentré dans le musée). Un épais brouillard nous a accompagné jusqu’à la station de bus, rendant l’atmosphère encore plus inédite. En attendant le bus, nous avons pu assister à une compétition de curling entre le Japon, la Corée, la Chine et l’Australie, et aussi nous réchauffer autour d’un bon chocolat chaud.

mais où sont passés les deux cygnes?

en cette saison les couleurs rouges flamboyantes sont vraiment très belle, l’automne japonais nous en met plein les mirettes

le temps change vite à la montagne, le brouillard est tombé en quelques minutes

Malheureusement pour moi, des maux des ventres sont apparus et j’étais vraiment très mal. Mais heureusement que je suis au Japon. Arrivée à la gare je suis allée au stand d’informations pour demander où je pouvais trouver une pharmacie mais encore une fois grande incompréhension linguistique donc la personne du guichet a appelé une autre employé qui est venue avec son dictionnaire. Après quelques minutes et quelques explications plus claires, elle nous a accompagné jusqu’à la pharmacie du quartier mais qui hélas était fermée. Ne perdant pas espoir, elle m’a invité jusqu’à son lieu de travail pour voir si elle n’avait pas un médicament pour moi. Et là miracle, elle en avait : un sachet avec du médicament en poudre à mettre direct dans la bouche, suivi d’un grand verre d’eau. Je ne garde pas un très bon souvenir du goût de ce médicament. Elle m’a ensuite proposé de m’installer à l’étage, dans un vieux sofa confortable, avec une des ses couvertures. Je me suis vite rétablie et une fois sur pied j’ai pu me rendre compte qu’elle avait fermé la zone pour moi afin que je puisse me reposer tranquillement. Après s’être inquiétée de ma santé, nous sommes repartis en la remerciant du fond du coeur. Et sincèrement la gentillesse de cette japonaise m’a beaucoup impressionné.

la malade dans son lit improvisé

Ce petit incident de parcours fini, nous avons continué la balade, dans la forêt autour de petites étendues d’eau, accompagné par un ciel bleu et le soleil. Un peu de nourriture, un peu de marche, une grosse rigolade à vélo et le paysage magnifique m’ont très vite requinqué. Ma bonne humeur a vite repris le dessus, au plus gros damne des français présents (apparemment au bout d’un certain temps, je suis épuisante … allez savoir pourquoi).

un autre lac une autre atmosphère

un ciel bleu parsemé de  nuage, c’est quand même mieux

je précise juste comme ça, c’est une photo sans retouche couleur. la couleur de mon visage est comme qui dirait très pâle

Nous sommes repartis la nuit en bus et nous avons mis 3h pour rejoindre Tokyo. Cette journée nous a offert un temps des plus variable mais très agréable. Cette petite ville est riche de surprise et j’en suis repartie plein les yeux.

Catégories :architecture et paysage

Le festival de Kawagoe

23 octobre 2009 4 commentaires

Ici les amitiés se créent rapidement et occasionnent de bonnes surprises, comme par exemple avec Miki. Après avoir sympathisé à une soirée de bienvenue (et oui encore une!!), elle m’a invité à un festival, à apremment très connu. J’ai donc eu le plaisir d’aller le weekend dernier au festival de Kawagoe, petite ville à 45min de Takadanobaba. Elle est très connue pour son artère principale qui nous plonge dans le vieux Japon.

Les festivités se sont déroulées sur 2 jours. Les Tokyoïtes viennent  en quelques sortes chercher le calme d’une petite ville comme Kawagoe. Tous profitent du beau temps et de l’ambiance festive de ce gene d’évènement. Ils viennent manger de la nourriture que l’on ne trouve presque que lors de ces occasions, écouter de la musique traditionnelle (du Edo-Bayashi), admirer les chars, faire un peu de shopping et prendre des photos!!! Et vous en doutez bien  j’ai fait tout comme eux, alors voici quelques photos.

post14-kawagoe2

post14-kawagoe4

post14-kawagoe5En premier, ce sont les chars appelés en japonais dai. Ils circulent à travers les rues en s’arrêtant à certains points pour pouvoir prier les différents dieux. Chacun des 10 présents ce jour-là entonnent une mélodie différente et se pâment de couleurs et de figurines différentes. Ces chars sont tirés par des hommes, des femmes et des enfants en habits traditionnels et tous crient « sooooré! sooooré! sooooré! » (le ohisse, français). Ce sont les stars de ce weekend!!!

post14-kawagoe7

post14-kawagoe6

Quand on regarde de plus près, à l’intérieur on aperçoit tout un tas de personnes : on a les personnes qui tambourinent, les personnes qui chantent, la personne en costume qui danse et qui effectue parfois de gestes de contorsioniste et les autres qui attendent (je dois dire que je n’ai pas très bien compris à quoi ils servaient, eux).

post14-kawagoe9

Vers la fin de la journée, les chars se rencontrent et se battent à coup de danse et de musique. Le spectacle est si important que des caméras ont été installées et filment toutes les scènes. Mais la rencontre perturbe un peu leur avancement dans les rues et dans l’attente nous pouvons découvrir de plus près les costumes et les chars…

post14-kawagoe11

L’animation n’est pas seulement réalisée par les chars mais aussi par des petites cabanes installées en surplomb. Dedans des personnes dansent, des enfants comme des adultes, en costumes traditionnels plus ou moins festifs. C’est aussi une des étapes où les chars doivent s’arrêter.


post14-kawagoe16

Je vous disais plus haut que c’était aussi l’occasion de manger. On trouve principalement des stands de nourriture, sur de longues allées, dans des coins, des recoins, bref partout.

post14-kawagoe14


post14-kawagoe13

Les enfants s’arrêtent au kingyosukui pour attrapper le plus possible de poissons rouges.

post14-kawagoe15

Au final, j’ai passé une très bonne journée et je suis repartie avec une idée encore plus forte que la japon est comme cette ville : un mélange entre traditions et modernités

post14-kawagoe1

Catégories :fêtes traditionnelles